Historique

Gilet jaune depuis le début

Que s’est-il passé depuis le 17/11/18 ? Colère contre les gouvernements qui depuis 30/40 ans rognent sur les acquis sociaux, nous asphyxient de taxes, et réduisent notre pouvoir d’achat. Le peule a dit stop, est descendu dans la rue et crié : ça suffit, il faut réagir ! Tout ça au profit des plus riches, des lobbies. Nous sommes donc descendus dans la rue pour dénoncer toutes les injustices, retrouver la dignité de vivre de notre travail, de nos retraites, d’entrevoir avec sérénité l’avenir de nos enfants. Tout simplement vire et non survivre.

Après le 17/11, nous avons mis en place des blocages, des barrages, non pas pour gêner le peuple mais pour perturber l’économie, faire réagir nos dirigeants. Il y a eu des conséquences, mais aucune solution n’a été apportée aux revendications, à part quelques miettes ! Et aussi la gratuité des péages.

Et depuis, chaque WE, on voit défiler la masse des manifestants GJ dans les rues, partout en France.

Le gouvernement est resté insensible à la situation des GJ, plus généralement des français. Il est et est toujours muet face à la détresse du peuple.

La réponse du gouvernement n’est que répression, violences, suppression des points de rassemblement, atteinte organisée à la liberté d’expression et de manifester, librement. Force est de constater que l’usage de la force des services de maintien de l’ordre s’est généralisé. Les images diffusées parfois sur les chaines de TV mais surtout sur les réseaux sociaux en témoignent.

Après la fin des blocages et filtrages, on a constaté qu’il fallait que l’on touche l’opinion publique, qu’il fallait à travers la communication, entamer le dialogue avec les médias, nos mairies, nos préfectures, qu’il fallait nous faire entendre. Et aussi nous faire comprendre, étayer nos revendications, tout en apportant des solutions afin que le changement soit possible et réalisable.

Des solutions, des ressources il y en a : l’ISF, la fraude fiscale, le CICE, les faramineux privilèges d’état,  le RIC, etc.

Mais alors, le grand débat sensé aborder ces sujets, ne les aborde pas ! N’est-ce pas plutôt une tribune pour préparer les élections européennes du parti du président ? Les sujets imposés dans le grand débat sont loin des revendications premières des gilets jaunes.

Les français ne feraient pas assez d’efforts ? Ça fait 40 ans qu’ils en font, chaque jour ; Pour quels résultats ?

La rencontre de quelques-uns d’entre nous, JG de la première heure, convaincus que des actions de communication permettraient de faire remonter nos revendications au plus haut niveau, se sont regroupés au sein d’une association, d’une collégiale de communication.

Par ailleurs, le manque d’information des GJ sur le terrain, pour la plus-part d’entre eux, s’est très vitre fait sentir. Les conséquences de la mondialisation sur notre pays, dans tous les domaines, sociaux, politiques, économiques, sont loin de faire partie de ce que la majorité d’entre nous maîtrise et même connait.

Notre association de communication a pour but d’aider nos compatriotes à être informés et comprendre les problèmes par un travail de synthèse et de communication autour des doléances exprimées, ceci auprès de nos élus et des instances représentatives des citoyens.

Les français ont cependant utilisé au mieux les moyens de communications dont nous disposons, essentiellement les réseaux sociaux. Les citoyens sont adultes et sont de plus en plus capable de faire la part des choses, de trier l’information, à la recherche de la vérité.

Le 17/11, les GJ, en discutant, en échangeant, en s’informant comme ils le pouvaient, ont pris conscience qu’ils avaient un manque d’information, qu’ils avaient été bernés depuis longtemps, qu’ils n’étaient pas au courant de tout, et la colère à commencer à gronder!

La solidarité s’est naturellement créée, mais le manque d’informations, d’explications, de communication ont été des freins au processus engagé.

Notre action :

  • Aller chercher et diffuser l’information « cachée », volontairement ou involontairement non diffusée
  • Informer les citoyens sur le fonctionnement de nos institutions. Par exemple les modifications majeures de la constitution de la 5ème  république depuis 60 ans. La population doit savoir par qui et comment elle est réellement gouvernée.
  • Donner les clefs de fonctionnement de la façon dont nous sommes gouvernés, pour comprendre, savoir et pouvoir agir.
  • Aider les gens à réfléchir.

En même temps, il ne faut pas noyer la population d’informations, mais rester pragmatique : qu’est-ce qui va impacter ma vie « demain » ? L’information diffusée est-elle complète, quelle en seront les conséquences sur ma vie, mon futur ?

  • Réflexion sur le financement et le coût des changements revendiqués
  • Informer nos citoyens afin qu’ils comprennent, qu’ils exercent leur libre arbitre. Exemple, qui a entendu parler du JEFTA, traité de libre-échange avec le Japon ? Bref il faut synthétiser l’information pour comprendre vite et gagner du temps.
  • Redonner la parole aux associations, structures d’information spécialisées dans un domaine d’étude, d’information, d’investigation.
  • Permettre aux citoyens, s’ils se sentent concernés, impactés, d’approfondir un domaine, un sujet.

Le grand débat : un dialogue entre des maires choisis par les préfets, sans les gilets jaunes, et un président qui écoute, regarde, s’amuse parfois ! C’est grotesque ! On demande au Maire de servir de relais au profit du gouvernement alors que ce dernier lui a enlevé tous les moyens financiers, de décision et d’action. Ils prennent désormais leurs ordres des communautés de Communes !

Nous proposons donc d’aider les Maires : ils mettront à notre disposition des locaux qui nous permettrons de rassembler les citoyens, de discuter avec eux. Faire remonter leurs revendications, leur avis en vue d’actions concrètes.

Historique de la démarche :

  • Rencontres sur les ronds-points : comment faire remonter les revendications ?
  • Constat : méconnaissance des moyens de transmission. Servons-nous de ce qui existe ! maires, députés, sénateurs, de tout bord politiques. Par exemple, quel est le rôle du sénat ? Au parlement, les décisions sont verticales, les amendements retoqués, les députés LREM sont là pour enregistrer les lois. Le système constitutionnel est confiscatoire, le débat républicain est constamment bafoué. Tout est à revoir.
  • Participation aux réunions, contacts pris avec des personnes souhaitant rejoindre une association de communication.
  • Création d’une association de communication, composée d’un bureau collégial (14 personnes à l’origine), dotée d’outils de communication (site Web). Élaboration d’un organigramme et répartition des rôles : messagers, médiateur, communication numérique, communication adhérents, suivi administratif.
    Élaboration d’une charte, encadrée par un règlement intérieur. Un site web sera opérationnel fin janvier 2019.
  • Recours au référendum impératif pour demander l’avis des citoyens, pour toute décision impliquant la nation, le pouvoir d’achat, les domaines relatifs aux lois sociales, le système juridique (par ex redéfinir le rôle du parquet et son indépendance vis-à-vis du pouvoir), l’économique sur les accords internationaux impliquant les domaines agricoles, l’économie et les échanges commerciaux. Et encore les secteurs de la santé, de l’énergie, du handicap, etc. sans oublier la politique d’immigration.

Nous mettrons en place un premier atelier : révision constitutionnelle, redonner la parole aux citoyens, adoption d’une vraie proportionnelle pour toute élection, principe même de la démocratie. Le RIC (CARL) prendra du temps, il faudra donc passer par la révision de la constitution.

L’autre grand point : le pouvoir d’achat. Quelle sont les mesures à court et moyens terme à mettre en œuvre pour répondre à l’urgence et la précarité de nombreux citoyens. Les revenus du travail doivent être revalorisés. Le travail ne doit pas être taxé comme il l’est aujourd’hui et des solutions existent. Sur ce point, rien n’est fait aujourd’hui.

Il faut une optimisation des lois sociales pour aider les plus défavorisés.  Le Président Macron avait promis qu’il n’y aurait plus de SDF ; c’est très loin d’être le cas et nombreux sont ceux qui ne bénéficient d’aucune aide. La aussi, ça suffit ! Peut-être faut-il songer à une redistribution de certaines aides pour éviter que quelques-uns de nos concitoyens qui travaillent dorment dans leur voiture !!

Sur le plan économique : optimiser le savoir faire français, en tous lieu et tout domaine. En autres, dans le domaine agricole qui souffre de lois inadaptées votées par Bruxelles

Développer la proximité, à tous les niveaux, en favorisant les initiatives locales.

Se saisir de façon radicale du problème de la transition écologique (argument « bateau » de la taxe sur les carburants)

L’ISF doit être remis en question sur le fond mais aussi pour permettre d’aborder la question : comment aborder la richesse ?

Travailler sur le financement des cotisations sociales en mettant en place des taxes qui n’existent pas, par ex sur les transactions financières. On devrait pouvoir aboutir à un SMIC qui serait net de taxes, en particulier de la CSG qui avait pour vocation à être supprimée ! La CSG devait servir aux personnes âgées, or seulement 20% y sont consacrées.

Le mouvement doit se poursuivre sur le terrain, sans violence, tout en évoluant vers d’autres formes.

Nous sommes apartisans

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« seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin » (proverbe africain)